Face à la crise de l’Euro, les élections françaises auront une portée européenne PDF Print E-mail

Et devront corriger les erreurs de Maastricht et Lisbonne pour relancer l’Europe

Les élections présidentielles françaises seront – plus que jamais – des élections européennes. Elles seront la seule chance de placer, dans les six mois à venir, au centre des mécanismes de décision européens, quelqu’un qui soit en position de faire retourner l’espoir et la confiance aux européens.

Nous avons besoin de quelqu’un qui ne porte ni le fardeau de la responsabilité d’une gestion désastreuse de la crise économique – comme le présent titulaire – ni la responsabilité de vouloir en profiter pour détruire les valeurs auxquelles nous sommes attachées – comme Mme Le Pen.

En bref, quelqu’un qui aura la possibilité de changer le cap d’un continent autrement à la dérive.

C’est pour quoi j’ai jugé utile de joindre quelques réflexions sur le présent débat européen dans le contexte de la prochaine élection française.

1. Refondation de Bretton Woods

Mme Lagarde, désormais la directrice du FMI l’a dit vers la fin de 2011: nous sommes confrontés à un scénario semblable à celui des années trente. Et si ce n’est pas  la première fois que ceci est dit depuis le déclenchement de la crise globale en 2008, il faut souligner que c’est pourtant la première fois que ce constat est fait par quelqu’un à un niveau si élevé de responsabilité.

En effet, cette évidence ne le fut pas depuis longtemps, et fut loin d’être partagée par tous. Ceci s’explique par deux raisons croisées, d’abord par la mauvaise connaissance de l’histoire des années trente et par ailleurs par l’incapacité à distinguer l’essentiel du secondaire.

Considérons donc l’histoire. Nous avons connu une crise globale au cours des années trente, et cela parce que la globalisation était déjà bien réelle à cette époque, (contrairement à ce qu’on répète, à tort, dans l’opinion publique française). En effet, la dérégulation des marchés financiers était déjà à la mode et aucun pouvoir de portée mondiale n’était en mesure d’assurer l’application d’un cadre règlementaire adapté à la dimension globale des défis.

La crise des années trente a conduit à la débâcle du système mondial moderne et nous a fourni un véritable laboratoire d’expériences de politiques socio-économiques avec des réponses de portée différente, comme le socialisme démocratique scandinave, le « new deal » américain ou voire même le front de gauche en France d’un côté et le nationalisme extrême en Allemagne et en Russie ou encore les nationalismes plus modérés comme ceux de l’Italie ou le Portugal.

Or, la réalité c’est qu’aucune de ces expériences n’a fait la preuve de son caractère soutenable dans son isolement international, certes par manque de temps, mais surtout, comme l’évidence empirique le montre, que ce soit pour le cas de l’expérience américaine ou de l’expérience allemande, parce qu’elles auraient échoué sans l’événement majeur que fut la guerre.

Pour ce qui est de comprendre l’essentiel, malheureusement, l’histoire a surtout retenu le secondaire, c'est-à-dire, la controverse entre les partisans de l’imposition d’une orthodoxie monétaire et budgétaire et les partisans d’une politique volontariste anticyclique.

L’histoire a retenu l’allocution de John Maynard Keynes qui, au sommet de la crise et alors qu’un solide consensus national britannique (les travaillistes inclus) était bâti autour du besoin d’austérité, a fait un éclat aux microphones de la BBC en proposant une politique de travaux publics, mais elle n’a pas gardé la leçon la plus importante ; que les politiques nationales n’avaient en elles-mêmes la capacité de dépasser la crise que sur le court terme, leçon que, d’ailleurs on était forcé de réapprendre en 2009.

La leçon majeure de la catastrophe des années trente est bien que, si on veut sortir durablement de la crise en faisant l’économie de guerres ou autres confrontations, il est nécessaire de trouver un  accord sur  un système de régulation économique international qui permette de refaire les équilibres perdus au long de décennies.

Pour ce faire, le plus indiqué est de revenir aux propositions de Keynes à Bretton Woods en 1944. L’histoire a bien retenu le Bancor comme nouvelle monnaie mondiale, mais techniquement on peut dire qu’une monnaie mondiale existe bien depuis que le FMI a créé les droits de tirage spéciaux en 1969. L’histoire a bien retenu aussi le système international de paiements permettant de faire face aux déséquilibres du court terme, et cette fonction, plus ou moins bien menée est aussi la tâche du FMI. Ce que le système créé à cette époque  n’a pas su faire, c’est la régulation des déséquilibres structurels comme ceux qui se sont creusés depuis 1945 et qui ont pris une dimension ingérable dernièrement.

Il s’agirait de revoir les dogmes du libéralisme économique orthodoxe qui ont permis la montée au rang de première puissance mondiale de l’ensemble des soient-disant paradis fiscaux ; qui ont permis le gonflement des boules spéculatives par une déréglementation  sauvage des marchés de capitaux ; qui ont béni le commerce libre unilatéral encensé par les mécanismes de l’OMC, les trois grandes maladies du système qui ont explosé durant les dernières trois décennies.

Faire face à ces trois maladies, il ne faut nullement dire qu’on est contre la globalisation, bien au contraire. Tout simplement, il faut comprendre qu’à une globalisation poussée, il faut fournir un cadre règlementaire plus complet, plus étendu et plus performant.

Comment seraient définies ces nouvelles règles ? Comment surveiller et quel rôle pour les taux de change ? Quel muscle donner à ce FMI renforcé et transformé en guérisseur des maladies dont il assure à présent la prolifération? Comment faire face aux méfiances tous azimuts ?

Voilà des questions, entre beaucoup d’autres auxquelles il ne sera pas facile de répondre. Pourtant, il y a deux choses qui me paraissent claires :

(1) Tant que la crise s’étend et contamine le monde entier, tous les partenaires devraient comprendre que leur propre intérêt est de trouver des solutions hors du cadre présent;

(2) Tant qu’un pays comme la France, qui occupe maintenant la direction du FMI, sera prête à mettre en marche une refondation d’un système plus en phase avec le pouvoir relatif des partenaires économiques mondiaux (dont elle sortira stricto sensu naturellement perdante), alors une telle procédure aura plus de possibilités de succès.

S’il est vrai que M. Sarkozy a transmis au monde une image peu sérieuse de la France, toutes ses promesses et objectifs maximalistes n’existant seulement que le temps nécessaire pour une bonne couverture de presse, il n’est pas moins vrai qu’un nombre appréciable de bonnes idées et objectifs étaient déjà effleurés ces dernières années par la France sur la scène internationale et qu’il faut savoir mettre ce capital en valeur.

La refondation des institutions de Bretton Woods devrait aller de pair avec un coup de pouce pour l’OMC. Là, le fondamental, est d’assurer que la souhaitable multiplication des échanges ne peut pas se faire d’une façon unilatérale, sans assurer des mécanismes pour l’équilibre économique et financier. Il me paraîtrait souhaitable, aussi, de lier ces négociations de commerce pas seulement au développement des pays moins développés, mais aussi aux négociations environnementales, telles que celles en rapport au contrôle des émissions des gaz à effet de serre.

2. Pour un Bretton Woods Européen

J’ai commencé mes remarques au niveau mondial plutôt qu’au niveau européen, exactement parce que je crois que les problèmes européens ne sont pas de nature différente de ceux qui se posent au niveau mondial.

La seule voie possible pour éviter l’éclatement de l’Europe est de remettre le débat sur des principes sains et réalistes. D’abord il faut comprendre que la crise économique au sein de la zone de l’Euro est due pour sa plus grand part aux mêmes facteurs en vigueur dans le reste du monde. Le Royaume Uni en est, à ce propos, la meilleure preuve.

Cela vaut dire qu’on ne doit pas atteindre de l’Euro plus qu’il pourra nous on donner.

Deuxièmement, en ce qui concerne les facteurs liés spécifiquement à l’Euro, le problème majeur est un problème de déséquilibre relatif de ses comptes extérieurs, c’est-à-dire, un problème de déséquilibre entre la compétitivité de ses divers membres.

La fluctuation du taux d’échange est l’instrument traditionnel pour retrouver des équilibres des comptes extérieurs, principe relevant plus du bon sens que de la théorie économique, et toute la question à laquelle le Traité de Maastricht était censé savoir répondre est  comment faire pour remplacer cet instrument traditionnel.

Le Traité de Maastricht a répondu à la question par un dogme idéologique, à savoir, que si on part d’une situation monétairement stable sur le court terme (critères de stabilité de l’inflation, du taux d’intérêt et du taux de change sur trois années) on peut s’assurer de la stabilité de la monnaie en faisant seulement attention à l’équilibre des comptes publics tout en ignorant les comptes extérieurs, c’est-à-dire, en imposant des limites à la dette publique mais en ignorant la dette externe.

En d’autres mots, le Traité de Maastricht a cru souhaitable de remplacer un principe relevant tant du bon sens que de la théorie économique – tous les manuels d’économie internationale commencent par l’énoncer – par un dogme ultralibéral de foi dans la vertu du marché.

La crise a fait voler en éclats cette présomption, et a mis à nu le caractère de dogmatique idéologique sans appui sur les faits de la construction de Maastricht. Cependant, la généralité des décideurs politiques a souffert d’une sorte d’aveuglement collectif et refuse de voir l’évidence.

Dans la mesure où les comptes publics dans les sociétés modernes représentent aux alentours de la moitié de l’activité économique, et que le secteur public n’est pas immunisé contre les mésaventures du secteur privé ou – en autre – que le secteur privé n’est pas immunisé contre les mésaventures du secteur public, les crises des comptes extérieurs se font sentir dans les comptes publics et vice versa.

Cela étant, il n’y a aucune raison de principe pour penser que les crises des comptes extérieurs soient dues à des phénomènes issus du domaine public, et l’histoire européenne récente l’a prouvé abondamment en démontrant par les faits, l’erreur de Maastricht.

Et pourtant, devant l’éclatante faillite des dogmes de Maastricht, reconnue par la majorité de l’opinion publique économique, même la plus libérale, les dirigeants européens proposent un Maastricht encore plus dogmatique, encore plus bureaucratique, encore plus éloigné de la réalité.

On a rarement vu un aveuglement si grave et si étendu sur le territoire européen.

Qu’une pareille sottise ait pu gagner la quasi totale unanimité (à une seule dissonance près mais pour des raisons autres que ce qui était en discussion) de l’organisme censé représenter les européens vient ajouter à la faillite du Traité de Maastricht la démonstration du fiasco du Traité Européen de Lisbonne pour ce qui concerne la soit disant gouvernance européenne.

En réalité, la construction de l’Euro a obéi à un libéralisme économique idéologique plus marqué que la construction de Bretton Woods ou même le système de commerce international.

Pour cacher cette réalité, une première ligne d’argument est de dire que le problème est le problème de l’absence d’Europe politique. Bien sûr que la question de « l’Europe politique » était déjà à ce temps-là comme aujourd’hui au centre du débat. Évidemment que si l’Europe était une union politique si solide comme le sont les Etats Unis la question de la solidité interne de l’Euro ne se poserait pas, et dire qu’il faudrait une Europe politique pour faire l’Euro était comme il est toujours une vérité de Monsieur de La Palice. 

Le problème fut toujours celui de savoir comment maintenir la stabilité d’une union monétaire d’un ensemble de pays à forte intégration au niveau  des échanges économiques, mais à faible intégration fiscale et encore plus faible intégration budgétaire et politique.

Bien sûr que tout ce qu’on peut faire pour une plus grande intégration politique de l’Europe est favorable à la survie de l’Euro, et ceci est notamment le cas du niveau budgétaire, mais il est absolument impensable de changer de façon substantielle le niveau d’intégration budgétaire européenne dans la très courte période de temps que nous avons pour sauver l’Euro du désastre.

Parler de l’Europe politique dans ce contexte comme solution, en refusant de constater la faillite de Maastricht, est rien d’autre qu’une formule de style pour justifier l’inaction. 

L’Europe est maintenant forcée à choisir entre ceux qui veulent carrément son éclatement, comme le Front National, et ceux, tels que le couple déjà connu comme «Merkozy», qui veulent assujettir les européens à une politique si désastreuse qu’ils pousseront les européens à se livrer dans les mains de n’importe qui leur promettant la fin du cauchemar.

L’Euro embrasse des économies à comportement tout à fait divergent, qui vont de l’Allemagne – qui enregistre le plus grand excédent commercial du monde – à des pays qui sont plutôt dans la situation inverse, comme la Grèce ou le Portugal.

Cette situation, qui s’est prolongée et accentuée pendant plus d’une décennie – l’Europe, distraite par les critères de Maastricht et par son obsession des réformes de traités, n’a nullement regardé ce qui avait besoin d’être suivi – a creusé des écarts de compétitivité qui seront maintenant très coûteux à dépasser.

Mais il vaut mieux tard que jamais, et le plus dramatique est exactement que nous ne sommes pas encore sur le point de comprendre qu’on est en train d’accentuer les facteurs qui ont causé la crise de l’euro à l’origine, c’est-à-dire, le renforcement de la logique de Maastricht.

Le plus grand problème politique pour la France – un pays qui n’a jamais été soumis aux critères du FMI et n’est jamais passé par des thérapeutiques déflationnistes de choc – c’est de faire comprendre la dureté des mesures nécessaires au rétablissement de la compétitivité, et la meilleure façon de le faire c’est d’expliquer que la destruction de l’Euro et la conséquente dévaluation d’un nouveau franc français – comme le propose le Front National – signifierait une chute immédiate et douloureuse des revenus réels des couches les plus défavorisées de la société française, et que c’est bien là le pire qu’on puisse imaginer.

En outre, contrairement à ce que Madame Lagarde a déclaré en tant que Ministre des Finances de la France, on ne peut pas exiger moins de compétitivité des pays les plus performants de l’Europe. Mais on peut et on doit leur suggérer des politiques publiques qui stimulent la demande, exactement le contraire de ce qui est préconisé par Maastricht.

Prôner l’austérité publique comme solution pour des crises issues de la dérégulation et des conséquences de l’explosion de bulles spéculatives comme on l`a fait pour l’Espagne ou le l’Irlande, c’est confondre la cause avec la conséquence et rendre plus coûteuse la solution; prôner l’austérité publique pour les pays comme l’Allemagne c’est simplement le contraire de ce dont l’Europe a besoin et rend impossible de trouver solutions à la crise.

Bien sûr qu’il nous faudra aussi d’autres éléments dans un paquet alternatif, comme le renforcement de la politique de cohésion, mais on aurait tort de croire qu’elle pourrait  avoir le rôle décisif dans la résolution des problèmes et l’amoindrissement des écarts.

La politique de cohésion européenne représente une moindre partie du budget européen, qui est déjà assez peu important dans le contexte économique général. Penser qu’il pourrait devenir déterminant dans un nouveau fédéralisme budgétaire ne fait aucun sens, et sert surtout à couvrir la logique perverse de Maastricht d’une dictature bureaucratique budgétaire européenne sur les finances publiques des Etats membres et des collectivités publiques régionaux ou locaux.

Cette dictature est nuisible pour trois raisons cumulées :

(1) L’austérité publique est nécessaire seulement dans quelques cas mais est nuisible dans d’autres cas;

(2) L’austérité publique ne peut pas se faire par des formules uniques réglementées par des traités internationaux – telles que l‘ancienne mythologie des 3% ou la nouvelle mythologie de la règle d’or – et indépendamment de politiques structurelles ;

(3) L’austérité publique doit se faire dans un cadre démocratique et pas par imposition impériale.

L’équilibre économique d’une zone monétaire comprenant déjà dix-sept pays, avec des degrés assez divers de compétitivité et avec une très faible intégration budgétaire est une tâche assez complexe. Les exemples de tentatives échouées d’intégration monétaire sont multiples et invitent à la plus grande prudence. Cela étant, l’Euro existe et il mérite un très gros effort politique basé sur la réalité.

La question centrale de la politique économique de l’Euro est de faire – pas forcément de l’équilibre – mais de la durabilité à terme des comptes extérieurs de chaque Etat Membre, l’objectif le plus important pour le maintien de l’Euro.

Le faire, bien entendu, sans recourir à des fluctuations des taux de change, exigera un très grand effort de coopération de politique économique, souvent avec des prescriptions divergentes. Par exemple, en même temps que l’épargne doit être promue par tous les moyens dans les pays comme le Portugal, l’Espagne, la Grèce ou l’Irlande, dans d’autres pays, comme l’Allemagne, les Pays Bas ou l’Autriche, c’est la dépense qui doit être encouragée, tandis que le mélange de politiques devra être plus nuancé un peu partout ailleurs.

Ceci, ne peut pas se résoudre par traité. Il faut octroyer des pouvoirs aux institutions européennes et les laisser gérer ou influencer fortement de façon souple la politique économique de l’Europe et des Etats Membres.

Et bien sûr, rien de ceci ne sera possible sans un contrôle démocratique des institutions européennes.

Le maintien de l’Euro a donc besoin aussi d’une autre intégration politique, ce qu’on a convenu d’appeler une gouvernance économique européenne.

Pour que cela soit possible, je crois qu’on aura besoin de moins et pas de plus d’institutions, et ceci même sur le plan économique et monétaire. On a eu tort de multiplier les institutions de régulation bancaire au niveau européen. La question est surtout savoir si on devrait maintenir seulement une institution (Banque Centrale Européenne) ou ajouter une autre – le Fonds Monétaire Européen (FME) – pour régler à la fois la politique monétaire et le possible sauvetage et donc le contrôle d’Etats en difficulté sur leurs comptes extérieurs.

Le modèle actuel qui empêche l’appui de la BCE aux Etats mais pas aux banques est un modèle qui induit des effets pervers.

En outre, si on permet à la BCE de servir de mécanisme d’appui en dernière instance aux Etats, il serait nécessaire de donner à la BCE la possibilité de mettre en marche des politiques différentes d’Etat à Etat ce qui n’est pas évident.

En plus, la BCE et les banquiers en général sont à l’origine de la vision erronée de Maastricht et il semble difficile que cette communauté fermée soit en mesure d’embrasser des visions plus ouvertes et plus assises sur l’intérêt général.

En tous cas,  si en opte par un modèle de deux ou d’un seul organisme de gestion monétaire, le fondamental c’est d’être précis sur les objectifs et sur les responsabilités, et surtout ne mettre pas au cœur de la construction constitutionnelle européenne des instruments d’application circonstancielle.

Le futur traité réformateur doit conduire à une démocratisation de la gouvernance européenne qui permettra, à son tour, l’instauration de la gouvernance européenne démocratiquement souhaité.

Pour ceci, le fondamental n’est pas dans les textes des traités, mais dans les institutions politiques européennes ; il ne peut pas y avoir de démocratie en Europe sans des partis politiques véritablement européens, et c’est cela la raison de l’échec du Traité de Lisbonne. Plus tôt on le comprendra,  plus tôt on pourra agir.

En bref, pour ce qui est de la gouvernance européenne, il ne faut pas non plus de nouvelles institutions, il faut surtout des nouveaux principes économiques, basés sur le bon sens et nullement idéologiques comme ceux de Maastricht, et un mandat démocratique pour les faire appliquer.

Bruxelles, 1 Janvier 2012.

(Paulo Casaca)



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